Santé : les bons conseils de L'Eclaireur

Rubrique réalisée avec Destination Santé (www.destinationsante.com)

Dernière mise à jour : 14/02/2012 à 18:39

Médiator® : au moins 1 300 morts en France. Entre 1976 et 2009 et en France seulement, le Médiator® aurait entraîné la mort non pas de 500 malades ainsi que l’admettent régulièrement l’AFSSaPS et la Caisse nationale d’Assurance-maladie, mais de 1 300 ! Ce chiffre est issu d’une nouvelle étude de l’INSERM,  publiée récemment dans la revue internationale  Pharmacoepidemiology and Drug Safety[1].

 Plusieurs équipes de l’INSERM (Unité 700 à Paris, Unité 1018 à Villejuif, et Centre de Recherche en Epidémiologie et Santé des Populations de Villejuif) se sont penchées sur les conséquences sanitaires de l’utilisation hors-AMM du benfluorex, commercialisé sous le nom de Médiator®. Les auteurs ont montré que 3 100 hospitalisations et 1 300 décès auraient été directement provoqués par la prise de ce médicament. La plupart des patients auraient été victimes d’insuffisance valvulaire. Encore ces chiffres sont-ils vraisemblablement  sous-estimés, les scientifiques ayant réalisé leur travail à partir de données statistiques antérieures et non dans le cadre d’une étude prospective.

 Toujours est-il que les nouveaux chiffres proposés par l’INSERM sont très supérieurs à ceux qui étaient avancés jusqu’alors. En novembre 2010 en effet,  l’Agence française de Sécurité sanitaire des Produits de Santé (AFSSaPS) estimait que le Médiator® avait « causé la mort de 500 personnes ». ©Agence de Presse Destination Santé- 2012.

 Boston : six organes d’un coup ! Alannah Shevenell, une petite fille de neuf ans dont les parents vivent dans la région de Boston aux Etats-Unis, vient de subir la transplantation de… six organes lors d’une seule intervention chirurgicale[2]. Les donneurs d’organes on le sait, sont toujours moins nombreux que les candidats à la greffe.  Les donneurs compatibles le sont encore moins, d’autant plus lorsqu’il s’agit d’enfants. Grâce à un donneur unique, cette intervention spectaculaire a permis de libérer la petite fille d’une tumeur qui autrement, la condamnait.

 Pratiquée par une équipe dirigée par le Dr Heung Bae Kim, l’opération a duré 14 heures. Pour ces médecins du Children’s Hospital Boston, il était indispensable de remplacer en une seule intervention par des organes sains,  ceux qui étaient attaqués simultanément par une tumeur myofibroblastique. Une fois celle-ci extraite, « les chirurgiens ont greffé les organes d’un seul et même donneur, en un seul bloc » : le foie, l’intestin grêle, l’estomac, le pancréas, l’œsophage et la rate ont ainsi été « échangés ».

 L’opération s’est déroulée il y plus de 3 mois, le 27 octobre dernier. Aujourd’hui et donc avec un recul et une  observation de  pratiquement 100 jours, la petite fille s’apprête à rentrer chez elle. Si elle est impressionnante, une telle procédure reste rare pour plusieurs raisons. « Le délai d’obtention d’un donneur compatible – d’autant plus rare chez les enfants – les complications induites par une opération de cette envergure et le risque de rejet des organes », précise le Children’s Hospital Boston sur son site Internet. ©Agence de Presse Destination Santé- 2012.

froid-destination-sante.jpgPersonnes âgées : conseils pour un hiver bien au chaud. Comme les nourrissons, nos aînés sont particulièrement vulnérables au froid[3]. C’est notamment en raison d’une diminution de leur masse musculaire qui constitue un isolant thermique naturel, mais aussi parce qu’elles ont une moins bonne perception du froid.

 Si vous êtes dans ce cas, ou si vous connaissez une personne âgée à la santé précaire (parent, grands-parents, voisin…), veillez à ce qu’elle adopte quelques attitudes de précaution :

-          Mettez-lui de côté  de la nourriture, de l’eau, les médicaments qui lui sont nécessaires.  Arrangez-vous pour qu’elle ait toujours une lampe électrique à portée de main, en cas de brusque dégradation du temps et de coupure d’électricité ;

-          Veillez à ce que  les grilles d’aération de son logement ne soient pas obstruées. C’est indispensable pour éviter tout risque d’intoxication au monoxyde de carbone ;

-          Prévenez les services municipaux pour que votre proche bénéficie d’une aide en cas de besoin ;

-          Dites-lui d’écoutez la radio pour demeurer informée des conditions météorologiques en temps réel.

 

En cas de sortie…

S’il est vraiment nécessaire de sortir – pour se rendre à un rendez-vous médical par exemple :

-          Accompagnez-la ;

-          Evitez-lui toute exposition prolongée au froid de  l’extérieur, et préférez les sorties en journée plutôt que le soir ;

-          Conseillez-la sur la tenue « anti-froid » idéale : celle-ci doit être faite de couches de vêtements superposées, éventuellement associées à un coupe-vent imperméable. Et surtout : bonnet, écharpe, et gants sont indispensables. Pour les chaussures, visez « pratique » : elles doivent confortables pour éviter d’avoir les pieds serrés, et surtout… antidérapantes. ©Agence de Presse Destination Santé- 2012.

 

Maladie d’Alzheimer : découverte d’un nouveau marqueur. Pourra-t-on un jour diagnostiquer la maladie d’Alzheimer à partir d’une ponction lombaire ? Cette nouvelle piste est actuellement explorée par une équipe de l’hôpital Lariboisière à Paris. Leur étude, publiée dans la revue Biological Psychiatry,[4] met donc en évidence la possibilité d’un diagnostic avancé par étude du liquide céphalo-rachidien (LCR).  Le travail du Pr Jacques Hugon et son équipe (Université Paris-Diderot) suscite l’espoir d’un diagnostic plus précoce de la maladie d’Alzheimer grâce à la mise en évidence d’une « enzyme tueuse -  la protéine kinase R (PKR). En effet, le taux de cette dernière dans le LCR des malades est trois fois plus élevé que chez les sujets sains.

 Egalement retrouvée chez des patients en phase précoce de la maladie et atteints de troubles cognitifs légers, la PKR pourrait être un marqueur spécifique de cette pathologie grave, qui fait aujourd’hui plus de 800 000 victimes en France. Sa concentration en effet, a pu être directement corrélée à celle de la protéine Tau, dont le dysfonctionnement provoque l’accumulation de plaques amyloïdes dans les neurones. ©Agence de Presse Destination Santé- 2012.

 

angelique.jpgL’angélique, contre les troubles digestifs. L’angélique appartient à la famille des apiacées, tout comme l’anis vert, la coriandre  ou l’aneth. Elle se compose d’une tige creuse, cannelée et violacée, ornée de grandes feuilles dentées.  Son fruit est un diakène, c’est-à-dire qu’il comporte deux graines. Comme il fait évoquer les ailes d’un ange, il a donné son nom à la plante elle-même[5].

Les fleurs de l’angélique, groupées en ombelles, sont d’un jaune verdâtre. Attention cependant à ne pas confondre l’angélique avec une autre plante toxique, la cigüe vireuse. Pour les distinguer, votre odorat vous sera précieux. La cigüe en effet, n’a pas le parfum suave de l’angélique. Elle a au contraire, une odeur vraiment désagréable…


La racine de l’angélique est utilisée pour ses vertus médicinales. Récoltée sur des plantes d’un ou deux ans d’âge, elle renferme environ 1% d’huile essentielle. Administrable sous forme d’infusion, de poudre compactée ou de solution buvable, la racine permet de lutter contre les troubles digestifs courants : ballonnements, renvois, digestion laborieuse… Elle est également utilisée pour soulager les douleurs et spasmes abdominaux.  La prise d’angélique ne présente aucune contre-indication. Il est cependant conseillé d’éviter de s’exposer longuement au soleil ou aux ultraviolets lorsque l’on en fait une « cure ». En effet, il existe un risque de photosensibilisation, c’est-à-dire de réaction allergique à la lumière. ©Agence de Presse Destination Santé- 2012.

 

satellite-cnes.jpgDengue : les moustiques pistés par satellites. Sera-t-il possible demain d’anticiper les flambées de dengue… depuis l’espace ? Probablement, et même bientôt, grâce à des images satellites. Un projet pilote mené par le Centre national d’Etudes spatiales (CNES) et le laboratoire Sanofi Pasteur[6], doit en effet permettre de cartographier les zones menacées par la maladie.

Cette technique de « télé-épidémiologie » a été développée par le CNES et le laboratoire d’aérologie de Toulouse. Elle a pour but de « cartographier les risques climatiques et environnementaux favorisant l’émergence et la transmission des maladies transmises par les moustiques ». En d’autres termes, les images satellites recueillies permettront d’anticiper la météo et les cycles de végétation, de localiser les points d’eau et la densité de population dans les zones concernées…

Ce nouvel outil de lutte contre la dengue revêt une importance d’autant plus grande que la maladie connait un essor rapide dans tous les pays des zones tropicales et subtropicales. Selon les estimations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), la dengue touche chaque année entre 50 et 100 millions de personnes dans le monde. Près de 500 000 souffriraient de sa forme la plus dangereuse, la dengue hémorragique. Et environ 2,5% d’entre eux en meurent.

Pour Sanofi Pasteur, cette connaissance plus approfondie de la maladie et de ses modes de propagation pourrait s’avérer particulièrement utile pour l’élaboration d’un vaccin contre la dengue, dont le développement est actuellement en phase finale. En attendant, il n’existe pour le moment ni vaccin, ni traitement. La seule méthode pour endiguer la transmission du virus consiste à lutter contre les vecteurs de la maladie, à savoir les moustiques de type aedes aegypti et aedes albopictus.  Rappelons d’ailleurs que ces derniers sont également les vecteurs de la fièvre jaune (aedes aegypti) et du Chikungunya (aedes albopictus). ©Agence de Presse Destination Santé- 2012.


[1] INSERM, le 8 février 2012 – Pharmacoepidemiology and Drug Safety, 12 février 2012

[2] Children’s Hospital Boston, 1er février 2012

[3] Institut national de Prévention et d’Education pour la Santé, Ministère de la Santé, le 31 janvier 2012

[4] Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) – Université Paris Diderot Paris 7- le 3 février 2012

[5] Phytothérapie, la santé par les plantes, Vidal éditeur – Plantes médicinales, Gründ

[6] Sanofi Pasteur et CNES, 6 février 2012


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